Comment éviter et prévenir le diabète type 1 2 3? Les solutions

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Le diabète est une maladie chronique touchant près de 6 % de la population mondiale. Chaque année, le nombre de personnes diabétiques ne cesse de s’accroître. En 2014 par exemple, cette maladie aurait touché plus de 400 millions de personnes. Elle est liée à un mauvais fonctionnement du pancréas. Le diabète se présente sous trois formes : le diabète type 1, le diabète type 2 et le diabète gestationnel. Même si le remède permettant de guérir cette maladie chronique n’a pas encore été trouvé, il existe un arsenal thérapeutique aidant les patients à vivre normalement. En suivant le protocole de traitement, les diabétiques peuvent tout à fait éviter les crises. Tour d’horizon sur les différents types de diabète et leurs traitements.

Comment éviter et prévenir le diabète type 1 2 3? Les solutions

Le diabète type 1

Qu’est-ce que le diabète type 1 ?

Le diabète type 1 est un cas assez rare puisqu’il touche près de 5 à 10 % des patients diabétiques dans le monde. Il s’agit d’une forme de diabète insulinodépendant liée à un dysfonctionnement du pancréas. Pour rappel, cet organe contient des îlots Langerhans responsables de la sécrétion d’insuline. Quand ils sont détruits, le pancréas n’arrive plus à produire de l’insuline et, par la même occasion, à contrôler le taux de sucre dans le sang. Pourtant, l’insuline est essentielle à la survie d’une personne. Le patient touché par le diabète type 1 doit alors s’injecter quotidiennement de l’insuline pour survivre.

Egalement appelé diabète juvénile, le diabète type 1 apparaît dès l’enfance ou au cours de l’adolescence. Les jeunes adultes de moins de 35 ans peuvent également être concernés par cette maladie chronique. En France, elle touche 10 % des personnes diabétiques.

Les causes et les facteurs de risque

Aujourd’hui, les causes exactes du diabète type 1 ne sont pas encore connues. Les scientifiques affirment qu’il serait lié à un mauvais fonctionnement du pancréas. La majorité des patients sont victimes d’une destruction des « cellules bêta », responsables de la production d’insuline par le système immunitaire. La détérioration de ces cellules du pancréas va provoquer un dérèglement glycémique. En général, elle s’étale sur plusieurs années et commence avant même que les premiers symptômes du diabète n’apparaissent.

Le diabète type 1 est également appelé maladie auto-immune. Il oblige le patient à s’injecter de l’insuline au quotidien. La maladie peut être liée à des facteurs génétiques de prédisposition. En effet, il n’est pas rare de voir des cas héréditaires. Les facteurs environnementaux comme le choc émotionnel ou encore les infections virales peuvent également causer le diabète type 1.

Les symptômes du diabète type 1

Les symptômes du diabète type 1 varient d’un patient à un autre. La maladie se manifeste généralement par :

• une urine importante ou polyurie

• une soif excessive ou polydipsie

• une faim excessive ou polyphagie

• une perte de poids inexpliquée

• une fatigue excessive et des douleurs abdominales

Si l’un de ces symptômes apparaît, il est recommandé de consulter un médecin dans l’immédiat. Pour cause, un traitement tardif pourrait entraîner des complications et d’autres problèmes de santé. Le diabète type 1 peut notamment provoquer des troubles au niveau des reins, des maladies cardiovasculaires, des problèmes de vision et, dans le pire des cas, la cécité.

Comment le diabète type 1 est-il diagnostiqué ?

Pour diagnostiquer le diabète type 1, le médecin prescrit au patient une prise de sang. Aujourd’hui, c’est le seul moyen de déterminer avec certitude qu’une personne est atteinte de la maladie. L’analyse consiste à mesurer le taux de sucre (glucose) dans le sang. Les valeurs de référence pour cette analyse sanguine sont les suivantes :

• 7 mmo/L et plus pour la glycémie à jeun

• 11,1 mmo/L et plus pour la glycémie 2 heures après la consommation d’une boisson contenant 75 g de sucre ou pour une glycémie à tout moment de la journée

Dans certains cas, la maladie n’est pas diagnostiquée dès la première prise de sang. Le médecin recommande alors une deuxième analyse. Il arrive également qu’il prescrive un dosage des anticorps marqueurs du diabète type 1.

Les personnes diagnostiquées du diabète type 1 peuvent passer par le phénomène « lune de miel » suite au diagnostic. C’est une période pendant laquelle elle n’aura besoin d’injecter qu’une petite quantité d’insuline. En moyenne, le phénomène « lune de miel » s’étale sur 6 à 24 mois. Il s’explique par une sécrétion d’insuline assurée par les cellules bêta encore saines dans le pancréas. Cette période est cependant temporaire. S’il s’agit bien d’un diabète type 1, toutes les cellules seront détruites au bout d’un certain temps. Le patient devra alors refaire des injections quotidiennement.

Le traitement du diabète type 1

Le principal traitement du diabète type 1 reste l’insulinothérapie. Le patient doit combler l’apport quotidien en insuline qui lui fait défaut. Des injections sont ainsi réalisées dans le but de compenser la sécrétion naturelle d’insuline et de réguler la glycémie. Même s’il existe divers schémas d’insulinothérapie, aucun n’arrive vraiment à reproduire le mécanisme naturel. De plus, le médecin doit adapter la dose d’insuline à l’hygiène de vie et aux habitudes du patient. Il prend notamment en compte son âge, son poids, ses activités sportives, son alimentation et son temps de sommeil. Il n’est donc pas rare que le praticien réévalue régulièrement les besoins en insuline de son patient.

L’insuline est administrée par voie cutanée, en utilisant une pompe ou un stylo injecteur. Les injections s’étalent sur la journée. Elles dépendent des besoins caloriques du patient, de son alimentation et de ses activités physiques. Aujourd’hui, trois variétés d’insulines sont proposées sur le marché :

• Les insulines rapides : elles agissent au bout de 35 à 60 minutes après l’injection et ont une durée d’action de 5 à 8 heures

• Les analogues rapides de l’insuline : elles agissent au bout de 15 à 35 minutes et ont une efficacité de 3 à 5 heures

• Les insulines intermédiaires : elles prennent effet 2 à 4 heures après l’injection et leurs actions peuvent durer 12 à 24 heures.

Il faut savoir que les différents types d’insulines peuvent causer des effets indésirables chez le diabétique. En général, ce sont surtout des signes d’hypoglycémie. Le patient peut ressentir des palpitations, des tremblements, de la transpiration, de la fatigue, de la faim ou de l’anxiété. Si cela arrive, il devra prendre 3 morceaux de sucre, un verre de soda ou une pâte de fruit. Néanmoins, si les effets indésirables sont trop fréquents, il est conseillé de consulter son médecin.

Pour que les injections d’insuline soient efficaces, les diabétiques doivent éviter les médicaments contenant de la cortisone ou des estrogènes. Ces composants favorisent l’augmentation de la glycémie. Pourtant, l’insuline est justement injectée pour réguler le taux de sucre dans le sang. Les médecins conseillent également d’utiliser du sirop sans sucre.

L’alimentation et le contrôle

L’alimentation d’une personne diabétique de type 1 est similaire à celle des personnes normales. Il n’y a pas de réelles restrictions, sauf dans les cas les plus graves. Cependant, le patient doit se faire suivre par un médecin. Ce dernier réalise des contrôles réguliers du taux de sucre par une glycémie capillaire. Cela est nécessaire pour adapter les doses d’insuline et la fréquence des injections. A noter que les glycémies capillaires se font 3 à 4 fois par jour.

Le diabète type 2

Comprendre le diabète type 2

Plus fréquente que le diabète de type 1, le diabète type 2 touche la grande majorité des personnes diabétiques. Durant l’année 2017 en France, sur les 4 millions de diabétiques, 90 % sont touchés par le diabète type 2. En général, il apparait chez les adultes de plus de 40 ans. Ces dernières années, on assiste cependant à des cas de diabète type 2 chez les plus jeunes, voire même chez les enfants.

Le diabète type 2 se manifeste par une hyperglycémie chronique. Concrètement, le taux de sucre dans le sang du patient est trop élevé. Chez une personne saine, l’insuline joue le rôle de régulateur de la glycémie. Elle favorise la pénétration du sucre dans les cellules. Ces dernières vont ensuite utiliser ce sucre comme carburant pour le foie et les muscles. Chez le diabétique type 2, l’organisme ne peut plus contrôler le taux de sucre dans le sang. Il est ainsi touché par une hyperglycémie. S’il n’est pas traité dans l’immédiat, le patient peut être victime d’autres problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires.

Le diabète type 2 est lié à l’un des phénomènes suivants :

• une sous production d’insuline par les « cellules bêta » du pancréas.

• une résistance à l’insuline : les cellules produisent de l’insuline qui n’est pas en mesure d’assurer le travail de régulation du sucre.

• la production d’insuline est insuffisante, avec en plus une résistance à l’insuline.

Quel que soit le phénomène qui touche le patient, la conséquence reste la même. Le taux de sucre dans son sang augmente, ce qui provoque une hyperglycémie. Pour cause, l’insuline ne joue plus son rôle de régulateur de la glycémie. Aussi, le glucose reste dans le sang et ne pénètre plus dans les cellules.

Les causes et les facteurs de risque

Le diabète type 2 résulte de la combinaison de plusieurs facteurs. Il est lié à des facteurs environnementaux, génétiques et à l’hygiène de vie d’une personne. Chaque individu porte un bagage héréditaire qui le protège ou le prédispose au diabète type 2. Cependant, les chercheurs ont révélé que certains gènes favoriseraient l’apparition de cette maladie chronique.

Les personnes prédisposées ont plus de chances de développer un diabète type 2 en cas de surpoids ou d’accumulation de graisses abdominales. Ces deux facteurs provoquent une résistance à l’insuline, ce qui constitue un premier pas vers la maladie.

Au début, le pancréas produit beaucoup d’insuline pour réguler le sucre et compenser la résistance. Au bout d’un certain temps, il s’épuise et la sécrétion d’insuline diminue progressivement. L’individu connaît ainsi un manque d’insuline et une hausse du taux de glycémie.

Concrètement, le diabète type 2 est provoqué par l’épuisement du pancréas et par la résistance à l’insuline. Dans la vie courante, le surpoids, l’alimentation déséquilibrée et le manque d’activité physique en sont les principales causes.

Les symptômes du diabète type 2

Les symptômes du diabète type 2 sont similaires à ceux du diabète type 1. Cette maladie chronique se manifeste par :

• un besoin fréquent d’uriner puisque les reins produisent plus d’urine pour essayer d’éliminer l’excès de sucre dans le sang

• une sensation de soif et de faim excessive

• une sensation de fatigue et de bouche sèche

• une somnolence excessive et inexpliquée, surtout après les repas

• un trouble de la vision qui, dans les pires des cas, aboutit à une cécité

• une multiplication des infections bactériennes comme les infections vaginites ou urinaires

L’un de ces symptômes doit alerter l’individu et l’inciter à consulter un médecin. Il faut savoir que le diabète type 2 ne s’accompagne pas vraiment de symptômes majeurs. La plupart des diagnostics sont réalisés de façon fortuite.

Le diagnostic

Le diabète type 2 s’accompagne rarement de symptômes, surtout quand il commence à peine. Sa détection se produit le plus souvent après un contrôle médical de routine. Comme le diabète type 1, le diabète type 2 est diagnostiqué avec une prise de sang. Le laboratoire chargé de faire l’analyse mesure la glycémie (A1C) dans le sang de l’individu. Les valeurs de référence sont les suivantes :

• glycémie à jeun : 7 mmol/L et plus

• A1C : 6,5 % et plus

• hyperglycémie provoquée par voie orale (consommation de boisson sucrée 2 heures avant la prise de sang) et glycémie à tout moment de la journée : 11,1 mmol/L

Après diagnostic, le médecin recommande un traitement médical au patient. Outre les médicaments, il devra modifier certaines habitudes alimentaires et changer son mode de vie.

Le traitement médical

Aujourd’hui, les chercheurs n’ont pas encore trouvé le protocole médical permettant de guérir définitivement le diabète type 2. Il s’agit d’une maladie chronique, ce qui signifie que le traitement se fait à vie. Les médecins prescrivent généralement des antidiabétiques pour réguler la glycémie du patient et l’aider à vivre normalement. Ils recommandent notamment :

• La metformine (Glucophage® ou Glumetza®) : ce médicament est le principal traitement des diabétiques de type 2. Il agit pour réduire la résistance à l’insuline et, par la même occasion, pour limiter les risques d’hypoglycémie. Ce médicament favorise également l’amaigrissement.

• Les insulinosécréteurs : ce type de médicament favorise la sécrétion d’insuline par divers mécanismes. Il aide également à réguler le taux d’insuline. Les sulfonylurées et les glinides comptent parmi les insulinosécréteurs prescrits par le médecin.

• Les thiazolidinédiones ou glitazones : ces médicaments permettent d’améliorer la glycémie tout en réduisant la résistance à l’insuline. Ils présentent cependant des risques pour le cœur. En 2010, ils ont même été retirés du marché européen pour leurs effets cardiovasculaires indésirables.

• L’acarbose : il s’agit d’un inhibiteur de l’alpha-glucosidase (Glucobay®) favorisant la réduction d’absorption des glucides au niveau de l’intestin. Ces médicaments sont généralement pris durant le repas pour augmenter leur efficacité. Ils peuvent cependant provoquer des ballonnements et des flatulences liés aux excès de sucre.

• Les incrétino-mimétiques ou incrétines : ce sont de nouvelles familles de médicaments qui ont des effets neutres sur le poids.

A noter que le médecin peut prescrire un médicament favorisant la perte de poids chez les diabétiques obèses.

Concernant le traitement à l’insuline par injection, les cas sont variables. Le médecin peut en prescrire de manière temporaire pour remédier à une hyperglycémie. Les injections sont également recommandées quand les médicaments ne suffisent plus à stabiliser la santé du patient. Quoi qu’il en soit, les traitements médicaux doivent s’accompagner d’un changement d’hygiène de vie. Ils ne suffisent pas à aider le patient à vivre normalement.

Mauvaise gestion du sucre à la grossesse : le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel ou diabète de grossesse est une maladie qui touche les femmes enceintes. Il apparaît généralement au second trimestre. Comme les autres types de diabète, il est lié à un trouble au niveau de la sécrétion de l’insuline. La mauvaise régulation du sucre dans le sang va ainsi entrainer une hyperglycémie chronique.

Il faut cependant savoir que la grossesse est de nature diabétogène. L’organisme de la femme connait des déséquilibres hormonaux, ce qui provoque une résistance à l’insuline. Le diabète gestationnel peut concerner notamment :

• les femmes diabétiques, mais dont le diagnostic n’est réalisé qu’au moment de la grossesse

• les femmes touchées par le diabète uniquement durant la grossesse

Les causes du diabète gestationnel

La principale cause du diabète gestationnel reste l’intolérance aux glucides. L’organisme de la femme est sujet à des troubles, ce qui rend difficile la régulation de la glycémie. Cela entraîne par la suite un excès de sucre et donc une hyperglycémie chronique.

En général, l’état d’insulinorésistance de la femme s’aggrave durant la grossesse. Elle est donc exposée au diabète. Même s’il s’agit d’un diabète passager, chez certaines personnes, une surveillance est de mise. Pour cause, le diabète gestationnel comporte des risques, aussi bien pour la mère que pour l’enfant.

Symptômes et risques

Le diabète gestationnel ne présente pas vraiment de réels symptômes. La plupart des cas sont mêmes asymptomatiques. Certaines femmes présentent cependant des symptômes similaires aux autres types de diabète. Elles peuvent être sujettes à des mictions fréquentes, une soif intense ou encore une fatigue importante.

Le diabète gestationnel présente des risques pour l’enfant et pour la mère pendant la période périnatale :

• Chez l’enfant : le surplus de glucose de la mère se transmet au fœtus. Celui-ci stocke la réserve calorique dans ses organes. Il se pourrait alors qu’il naisse avec un excès de poids. Pourtant, quand le poids de l’enfant à la naissance dépasse les 4 kg, l’accouchement est difficile. De plus, une dystocie de ses épaules pourrait engager le pronostic vital du bébé. D’autres complications comme la détresse respiratoire, l’hypoglycémie néonatale et la prédisposition au diabète type 2 sont également à déplorer.

• Chez la mère : le diabète gestationnel expose la mère à une hypertension artérielle, des œdèmes et une prise de poids excessive. Ces phénomènes vont entrainer des complications comme l’accouchement par césarienne ou encore l’accouchement prématuré. Après un diabète gestationnel, le risque de développer un diabète type 2 est également important.

Diagnostic

Le diabète gestationnel est généralement diagnostiqué durant les prises de sang prescrites au cours de la grossesse. Le premier test est réalisé au cours du premier trimestre. Il s’agit d’un test de glycémie à jeun. Le médecin va ensuite prescrire un deuxième test appelé HPGO (Hyperglycémie provoquée par voie orale) à 75 g de glucose. Ce deuxième test est réalisé entre la 24ème et la 28ème semaine. Ce sont des tests de routine. Cependant, il arrive que le médecin prescrive des analyses aux femmes prédisposées et à celles présentant des risques de diabète type 2.

Cela concerne notamment les femmes sujettes à :

• une grossesse tardive

• des antécédents de diabète gestationnel

• des antécédents de diabète héréditaire

• un accouchement antérieur d’un bébé de plus de 4 kg

Quelle prise en charge pour le diabète gestationnel ?

Une fois le diagnostic réalisé, la femme touchée par un diabète gestationnel doit faire une autosurveillance glycémique 4 à 6 fois par jour. Pour cause, elle doit maintenir sa glycémie à un taux inférieur ou égal à 0.95g/L à jeun. Le taux acceptable deux heures après une boisson sucrée est de 1,20g/L.

Le traitement médical va dépendre du résultat de cette autosurveillance glycémique. Dans un premier temps, le médecin va recommander un régime alimentaire à la patiente. Cela lui permettra de stabiliser son poids. Il s’agit d’un régime hypoglucidique qui vise à prioriser les aliments avec un faible apport en glycémie. Les repas seront également fractionnés afin de permettre une bonne répartition des glucides dans la journée.

Outre les mesures hygiéno-diététiques, la patiente doit pratiquer une activité physique régulière, sauf sous contre-indication médicale. Il existe aujourd’hui des activités recommandées pour les femmes enceintes touchées par un diabète gestationnel.

Les injections à l’insuline viennent en dernier recours. Elles sont prescrites quand les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas à stabiliser l’état de la patiente. A noter que les antidiabétiques oraux sont contre-indiqués chez les femmes enceintes.

Le diabète type 3 : la maladie d’Alzheimer

Qu’est-ce que le diabète type 3 ?

Vous connaissiez déjà l’existence du diabète type 1 et type 2 ? Mais les chercheurs travaillent ces dernières années sur une troisième forme de diabète. Il s’agit du diabète type 3, également appelé diabète du cerveau ou maladie d’Alzheimer. Plus destructeur que les deux autres types de diabète, il provoque une dégénérescence du cerveau.

Si les chercheurs parlent aujourd’hui de diabète type 3, c’est surtout en raison de la corrélation existant entre l’insuline et la dégénérescence du cerveau. Les études montrent que ce n’est pas uniquement le pancréas qui secrète l’insuline. En effet, le cerveau produirait également cette hormone protéique.

L’expérience a été réalisée par une équipe de chercheurs aux Etats-Unis. Elle avait administré un poison altérant les cellules responsables de la production d’insuline dans le cerveau des bébés rats. Le résultat est évident : les bébés rats présentent des signes d’altération du cerveau qui s’apparentent à la maladie d’Alzheimer. De plus, une baisse de l’utilisation du glucose dans leur cerveau a été remarquée, et ce, de manière progressive. En parallèle, la pathologie s’aggrave au fil du temps.

Concrètement, la production d’insuline est en cause dans la maladie d’Alzheimer. En effet, on remarque que le métabolisme du glucose est anormal chez les patients diagnostiqués. Ce processus connait un rythme relativement plus lent par rapport à celui observé dans le cerveau des personnes saines. Ainsi, la corrélation entre la maladie d’Alzheimer et les problèmes d’utilisation de glucose dans le cerveau existe bien. C’est pourquoi les chercheurs parlent de diabète type 3.

Les causes du diabète type 3

Les récepteurs d’insuline ne se trouvent pas uniquement dans les muscles, le foie et les reins. Ils sont également présents dans le cerveau. C’est justement pour cette raison que leur défaillance peut causer le diabète type 3. Quand le corps ne peut plus réguler le sucre, la personne est dite diabétique. Le glucose, qui est la principale source d’énergie, ne peut plus pénétrer dans les cellules. Il s’accumule dans le sang, ce qui prive les cellules d’un nutriment essentiel à leur survie. Sur le long terme, ce phénomène entraine la maladie d’Alzheimer.

Certains médecins ayant fait des recherches sur le domaine ont même constaté une superposition de plusieurs maladies neurodégénératives. Chez certains patients, la maladie d’Alzheimer s’accompagne de la maladie de Parkinson. Il faut cependant noter qu’il n’existe pas de relation de cause à effet entre ces pathologies. Le diabète constitue juste un facteur de risque des maladies neurodégénératives, et non la cause principale d’une démence sur le long terme.

Traitement : des essais de traitement en cours

L’équipe ayant testé le poison sur des bébés rats continuent à chercher un traitement pour le diabète type 3. En réalisant une nouvelle fois des essais sur des rats, l’équipe a utilisé un traitement similaire à celui du diabète type 2. Le résultat est intéressant puisque le traitement en question accentue la sensibilité du cerveau à l’insuline.

Cette équipe de chercheurs a conclu que s’il était possible de traiter les diabétiques de type 3 durant les premiers stades de la maladie, il serait plus facile de bloquer la deuxième phase. Rappelons que cette dernière se caractérise par l’apparition de la démence. Evidemment, il n’y a pas encore de preuve sur l’efficacité des substances utilisées au cours de l’expérience sur ces animaux, car les substances n’ont jamais été utilisées sur les humains. Cependant, cette alternative constitue un pas vers le traitement de la maladie d’Alzheimer. En attendant, les médecins prescrivent aux patients des médicaments empêchant la progression de la maladie.

Actuellement, quatre médicaments sont commercialisés sur le marché :

• Le Donépézil

• la Rivastigmine

• la Galantamine

• la Mémantine

Jusqu’ici, un effet positif avéré a été constaté dans le cadre du traitement avec ces médicaments. A court terme, ils permettent de ralentir le développement de la maladie. Cependant, des effets indésirables ont été constatés chez certains patients. Il s’agit surtout des troubles digestifs, de la fatigue et des maladies cardiovasculaires.

Outre le traitement médical, le diabète type 3 peut également être traité par d’autres alternatives non pharmacologiques. Pour accompagner les médicaments, les thérapeutes proposent l’ostéopathie, l’orthophonie, la psychomotricité et l’ergothérapie. Ces différentes thérapies permettent d’améliorer la qualité de vie des diabétiques type 3. En effet, elles aident à stimuler les capacités motrices et cognitives du patient. Elles permettent également de soulager le stress, l’anxiété et le changement d’humeur.

Conclusion : quel est le meilleur traitement?

Pour le diabète type 2 et le diabète gestationnel, le meilleur traitement reste la prévention. Il est tout à fait possible de prévenir ces maladies chroniques ou, du moins, retarder leur apparition. Cela passe par une bonne hygiène diététique et des activités physiques régulières. En effet, la régulation de l’insuline peut être liée à des causes extérieures. Faut-il préciser que les diabétiques type 2 présentent 50 % de risques supplémentaires de développer un diabète type 3. Pour éviter cette maladie neurodégénérative, ces individus diagnostiqués doivent faire plus attention à leur alimentation. Ils devront notamment adapter leur alimentation à leur état physique, miser sur un mode de vie actif et surveiller les glycémies capillaires.

Les diabétiques type 2 ont tout intérêt à pratiquer une activité physique régulière. En cas de surpoids, ils doivent essayer de maigrir, soit par l’alimentation, soit par les médicaments prescrits par leur médecin. Pour les diabétiques type 1, la situation est irréversible puisque leur état dépend de leur organisme. Le patient peut, cependant, améliorer son quotidien en faisant attention à son alimentation. Bref, les diabétiques peuvent vivre normalement en suivant un traitement médical et en modifiant leur hygiène de vie.

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